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«Que faut-il pour aller et vivre à l’étranger? 10 caractéristiques pour une expérience réussie.»

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Une personne qui envisage de partir à l’étranger reçoit de nombreux conseils, mais que faut-il pour aller et et vivre à l’étranger?

Aujourd’hui, je tiens à féliciter les optimistes, les curieux, les courageux. 

Ceux qui se questionnent naturellement mais s’aventurent cependant vers de nouveaux pâturages. Ceux qui sont heureux de ce qu’ils ont déjà accompli, mais souhaitent néanmoins relever de nouveaux défis et en apprendre davantage…

Voici 10 caractéristiques d’une expérience réussie à l’étranger:

1Curiosité: Évidemment. Avoir l’appétit de découvrir quelque chose de nouveau et la volonté de sortir du connu et du familier

2Avoir un bon sens de soi: Faire sa propre opinion avec un esprit d’ouverture

3Auto motivation: Initier le changement et saisir les opportunités

4Être plus inquiet de regretter que d’échouer: Apprendre de ses erreurs est toujours salutaire

5Sens de l’aventure: Accueillir l’imprévu et la diversité

6 Profiter des défis: Se réjouir de ne pas connaître la réponse à quelque chose de nouveau

7Chercheur d’opportunités: Identifier les idées à conserver

8 Expérimenter, comprendre et analyser: Chérir les expériences interculturelles*

9Optimiste: Utiliser les leçons de vie et expériences pour quelque chose de positif

10Amitié et amour: Partager ce temps avec ceux que l’on aime. Se réjouir et savourer la chance de rencontrer de nouveaux amis.

Peut-être faut-il être un peu différent pour aller vivre à l’étranger.

Bien sûr cela change la vision de la vie.

Ce qui semble être une chose évidente à faire pour certains peut également devenir une expérience solitaire pour d’autres. Décider de partir vivre à l’étranger est très différent que d’y être forcé. Il faut se sentir prêt plutôt que d’être prêt à 100%.

Profitez de l’excitation, de l’anticipation pendant que vous vous préparez à partir à l’étranger et souvenez-vous que personne ne peut «devancer» une aventure ou une nouvelle expérience de vie. Ainsi j’encourage tous ceux qui ont l’occasion de voyager à faire, et bien sûr je félicite ceux qui le vivent déjà.

 

Sincèrement, 

Claire

* Profitez des formations de The Right Latitude

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“What does it take to go and live abroad?  10 attributes to a successful experience.”

capturing-the-human-heart-TrhLCn1abMU-unsplashA person considering going abroad receives plenty of advice, but what does it take to actually go abroad and live abroad?

Today, I want to congratulate the optimist, the curious, the courageous. The ones who naturally question themselves yet venture to new pastures. The ones that are happy with what they have achieved so far, yet still want to challenge and learn some more….

Here are 10 attributes to a successful experience abroad : 

1Curiosity: Obviously. Have the appetite to discover something new and the drive to venture outside the known and familiar  

2Having a good sense of self: Make own opinion with an open mind  

3 Self motivation: Initiate change and welcome opportunities 

4 Worry about regrets more than failure: Learning from mistakes is always valuable 

5Sense of adventure: Welcome the unexpected and the diversity 

6Enjoy the challenge: Relish not knowing the answer to something new 

7Opportunity seeker: Identify ideas worth keeping

8Experience, understand and analyse: Cherish cross cultural learning*

9Optimistic: Use life-lessons-experiences towards something positive

10Friendship and love: Share this time with the ones you love and care for. Look forward and savor the chance to meet new friends.

Maybe it takes a different kind of person to go and live abroad. 

For sure it changes a person’s perspective on life. 

What feels like an obvious thing to do for some, can also become a lonely experience for others. Going to live abroad is crucially different from being forced to go. One needs to feel ready rather than be 100% readyEnjoy the anticipation’s jitters as you prepare to go abroad, and remember that no one can “future-proof” an adventure, or a new life experience.

Finally, I would encourage anyone with the opportunity to travel to do so, plus of course congratulate the ones who are already experiencing it.  

Kindly,

Claire 

* Take advantage of The Right Latitude’s training offer

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Sommes-nous en train de devenir asiatiques?

En lisant et en entendant des déclarations telles que «Le centre de gravité se déplace vers l’Asie», «L’avenir est en Asie maintenant», j’ai commencé à me demander: «Sommes-nous en train de devenir asiatiques?»

Alors que je questionnais ma propre identité, je me suis proposé la devise suivante:

Soit heureuse avec tes réalisations, travaille en vue d’un impact durable.

Il semble que ma volonté prenne le dessus sur ma nationalité ou situation géographique (même Singapour)*. C’est alors que mon intérêt s’est orienté vers la notion de temps. Ce n’est pas un concept ou une propriété asiatique, mais comme je vis à Singapour, je remarque que ma conception du temps a évolué**.

On pourrait dire que je vieillis mais ce n’est pas la seule vérité. Je suis amenée maintenant, à voir  le temps de façon cyclique et moins sur une base linéaire. Faire les choses en pensant au très long terme, avoir le sentiment que de bonnes actions rapportent éventuellement leurs fruits, sont à présent plus significatifs et ont plus de sens pour moi. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez expérimenter lors d’une expatriation courte, mais c’est quelque chose que l’on peut comprendre. 

En Asie, cette notion prévaut. Par exemple, dans le cadre professionnel, on peut être surpris par une décision qui n’est pas dans l’intérêt premier du gestionnaire. Essayez alors de voir la situation dans son ensemble et vous verrez les avantages à long terme.

Une autre notion défiait ma compréhension: comment “passé” “présent” et “futur” peuvent-ils interagir? Au début, pour moi, cela était très séquentiel et même si j’adhérais à la notion de cycles (par exemple les saisons), je ne voyais pas comment le “passé” et le “futur” pouvaient interagir.

Je pouvais voir par ailleurs que différentes cultures attribuent différents niveaux d’importance à chaque concept (passé/présent/futur…)***. Encore une fois, cela se retrouve dans le cadre professionnel parmi un environnement interculturel. Par exemple, on pourrait dire que la culture britannique attribue de l’importance au “passé” (ie: ensemble de traditions ancestrales, notion de précédent dans la “common law”…).

En Asie, le temps semble être plus fluide. Même à Singapour, avec son usage également de la common law et son ensemble de règlementations, le “passé” et le “futur” ont tendance à se mélanger, à tournoyer, à se nourrir l’un de l’autre. En effet, Singapour est ouvertement “orientée vers l’avenir” tout en faisant souvent preuve de respect et attention soutenue pour le passé et les “anciens” (générations Pioneer et Merdeka). “Le passé et le futur sont les raison de ce que nous faisons maintenant”.

Cela commence à avoir un sens …

Finalement, la science est venue à ma rescousse un matin alors que j’écoutais le  reportage d’un géologue qui expliquait comment il avait étudié les tsunami passés (fréquence des événements dans un échantillon de sol) qui l’avaient aidé à comprendre l’avenir (prochain événement possible). Ainsi faisant il était devenu capable d’influencer le présent (nécessité ou non de déplacer la population locale). Pour moi “la lumière fut”. Il s’agissait là, d’un exemple réel et pratique qui illustrait parfaitement ce qui m’intriguait, mettant fin à mon enquête à ce sujet.

À travers cet article, je souhaitais illustrer et partager un sujet interculturel et souligner à quel point les interprétations pouvaient être intéressantes et variées. 

Être en Asie aide à être plus conscient et avisé. Ces différentes façons de voir et comprendre les choses (dans le cas présent: le temps) apportent des outils particulièrement utiles quand on se retrouve confronté à de nouveaux défis (dans la vie professionnelle ou non). Sur cette base, et grâce au temps lui-même, je pense que je deviens un peu plus asiatique.

N’hésitez pas à me contacter.

Sincèrement, 

Claire

Photo by Lee Aik Soon on Unsplash / Photo by Echo Grid on Unsplash

*Sujet intéressant peut-être pour une autre fois.
**Note à part: le temps tel que nous le connaissons n’existe pas, nous ne sommes qu’une conséquence des événements. Lire plus de “The Order of Time” de Marco Rovelli.
***  Riding The Waves of Culture by Fons Trompenaars and Charles Hampden-Turner: excellent chapitre sur ce sujet

 

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Are we becoming Asian?

As we read and hear statements such as “The center of gravity is shifting towards Asia”, “The future is in Asia now”, I started pondering: Are we becoming Asian?

 

While questioning my own identity, I came up with the following moto: 

Be happy with your achievements, work toward a stable long lasting impact.

It appeared that my drive was taking center stage and not my nationality or geographical location (not even Singapore)*. My interest then, stirred towards the notion of time. It is not an Asian concept or property however as I lived in Singapore, I noticed that my understanding of time had been evolving**.

One could say that I am getting older but it is not the only truth. I have come to view time more as a cycle and less as a linear concept. Doing things with the long run in mind and trusting that good deeds will pay off in the end starts to make more sense to me now. This is not something one can experience on a short assignment, but it is something one can understand. 

In Asia, this notion prevails. For example, in business, one can be taken aback by a decision that is not in the manager’s first interest. Try to see the bigger picture and you will notice that such resolution is often selected on its long term benefits. 

Another concept that challenged my understanding was: How do “past” “present” and “future” interact with one another? At first, to me, it was very sequential and even if I adhered to the notion of cycles (eg: seasons), I was not seeing how “past” and “future” could interact. 

I could see however, different cultures attributing different levels of importance to each concept (past/present/future…past/present/future…past/present/future…). Again, this has an impact on business in a cross culture environment. For example, one could say that the British culture gives quite a large importance to the “past” (eg: long lasting set of traditions, the notion of precedent in the common law..). 

In Asia, time seems to be more fluid. Even in Singapore, with its use of the common law and its set of rules, “past” and “future” tend to mix, spin, feed from one another. Singapore is openly  “future focused”, yet equally demonstrates a high level of respect and attention to the past (Pioneer & Merdeka generations). “Past and future are the reason for what we do now”. 

This is starting to make sense…

Lastly, science came to my rescue one morning, as I listened to the radio: a geologist was explaining how his study of past tsunamis (frequency of events in a soil sample) helped him apprehend the future (possible next event). As a result, he was then able to influence the present (necessity or not to move local population)… The light came to me! This was a real and practical example that perfectly illustrated what intrigued me, ending my investigation on that topic. 

Through this article I wanted to illustrate and share a Cross Culture topic and highlight how interesting and varied the interpretations could be. Being in Asia helps being more aware. The different ways of understanding and using concepts (in this case time) are great tools when one needs to be creative in the face of new challenges (at work or otherwise). 

On that basis, and thanks to time itself, I think I am becoming a little more Asian.

Do not hesitate to get in touch. 

Kindly, 

Claire

Photo by Lee Aik Soon on Unsplash + Photo by Echo Grid on Unsplash  

*Interesting topic maybe for another time. 
**Side note: time as we know it does not exist, we are just a consequence of events. Read more from “The Order of Time” by Marco Rovelli.
***Riding The Waves of Culture by Fons Trompenaars and Charles Hampden-Turner has a great chapter on the topic also
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Intelligence artificielle / intelligence humaine: choisissez les deux

simon-zhu-983185-unsplash (1)Intelligence Artificielle: elle est à la bouche de tous en ce moment. Elle arrive et devrait être accueillie pour ce qu’elle est.

En tant qu’étudiante en mathématiques, je pensais que le «langage mathématique» était le langage universel. C’était mon «espéranto»: beau, absolu et destiné à être compris de tous. Avoir accès aux tenants et aux aboutissants d’une nouvelle démonstration était pour moi quelque chose de séduisant. Rassurant aussi, les mathématiques étaient là pour donner un sens à ce monde que je ne le saisissait pas dans son ensemble. Plus légèrement, on peut dire que j’étais attirée par le «côté sombre de la force».

De nos jours les scientifiques, en particulier les mathématiciens et théoriciens, sont devenus à la mode. Ils sont sollicités dans de nombreux secteurs. En effet, combien de modèles ont déjà été développés à l’aide de l’informatique théorique? L’IA semble être un être étrange sur lequel tout le monde a une opinion, et aime être médusé. Il me semble qu’il ne s’agit que d’un développement naturel de ce que nous avons déjà vu apparaître dans de nombreux domaines.

Au fur et à mesure que nous nous adapterons à ce que l’IA soit utilisée dans notre vie quotidienne, nous assisterons à de nombreux changements, mais surtout cela renforcera probablement le spectre de notre Intelligence Humaine.

Après tout, le changement rapide est un trait très humain, ce n’est pas nouveau.

Au cours des deux derniers siècles (au moins), nous avons progressé rapidement. Bientôt, nous choisirons l’IA pour toutes les tâches informatiques répétitives, rapides et précises. Nous devrions considérer cela comme acquis. Notre défi sera donc de le comprendre et d’accueillir l’IA comme un outil et de nous concentrer sur les nombreux dilemmes restants. C’est là que, je pense, notre intelligence humaine nous aidera à comprendre et à continuer d’évoluer au-delà des nouveaux défis que nous rencontrerons (par exemple sur des problèmes environnementaux ou en médecine).

Par ailleurs, les relations sociales se situent en dehors du spectre de l’IA et deviennent de plus en plus un sujet central dans notre société mondiale. Il ne s’agit pas d’un problème trivial. Apprendre à se comporter les uns avec les autres est extrêmement complexe et enrichissant. Cela fait très longtemps que de nombreux philosophes se sont intéressés à ce sujet, jusqu’à présent cela était perçu comme un problème d’élite.

Dans la mesure où l’IA supprime de nombreuses fonctions/tâches administratives ou répétitives, posséder de bonnes connaissances culturelles et être capable de fonctionner efficacement au sein d’une entreprise deviendra plus qu’une compétence complémentaire. Cela deviendra essentiel. La mondialisation des médias donne souvent une perception très superficielle des autres cultures et habitudes.

En pratique, au travail ou dans la vie quotidienne, être mal informé ou ignorant des cultures locales peut être très préjudiciable. Ce n’est plus une question «d’élite» pour ceux qui ont voyagé ou qui ont eu le temps de réfléchir au monde. L‘intelligence culturelle devient fondamentale dans tout processus de médiation, c’est le premier outil à utiliser en cas de préoccupations contradictoires.

Beaucoup de domaines restent dans le domaine de l’intelligence humaine. Nous recherchons toujours une touche personnelle, ce service exclusif et sur mesure… Localement, ce qui rend Singapour spécial c’est précisément son mélange d’histoire, de culture et de vision avant-gardiste. Son audace, sa technologie et sa combinaison écologique. ( cf ma formation sur la Culture au travail et la Vie de tous les jours pour une perspective pratique sur mesure).

Enfin, l’intelligence humaine fait déjà partie de nombreux progrès commerciaux: les médias, le marketing, les programmes informatiques et bien d’autres encore intègrent le facteur humain à leurs modèles pour atteindre un public ciblé.

La capacité à valoriser l’intelligence humaine et à considérer les différences culturelles comme une valeur fondamentale n’est plus une compétence facultative, mais un ensemble fondamental d’outils permettant d’éviter crise culturelle, incompréhension, stress et désenchantement.

À travers The Right Latitude, j’ai exploré Singapour d’un point de vue économique, mais j’ai également appris à approfondir davantage le thème social de la transculturalité. Je me suis rendu compte de l’urgence de la situation et à quel point cela peut aller loin.

Que ce soit à Singapour ou non, j’espère que vous aussi profitez du voyage sur votre bonne latitude.

 

sincèrement,

 

Claire

 

Photo by Simon Zhu on Unsplash

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Artificial Intelligence / Human Intelligence: choose both

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Artificial Intelligence: it is on everyone’s mouth at the moment. It is coming and should be welcomed for what it is.

As a Maths student, I thought that the “Mathematical language” was the universal language. It was my “Esperanto”: beautiful, absolute, and meant to be understood by all. Having access to the ins-and-outs of a new proof was to me, very alluring. Reassuring also, Mathematics was there to make sense of this world, even if I did not get it yet. On a lighter note, you can say that I was attracted by the “geeky side of the force”.

Nowadays, scientists in particular abstract scientists and mathematicians, have become trendy. They are being thought of after in many industries. How many models have already been developed with the help of complex computing? Although AI seems to be this new alien everyone has an opinion on and loves to be startled by, I would argue that it is only the natural development of what we have already seen in many areas.

As we adapt to AI being used in our everyday lives, we will see many changes but it will probably reinforce our human intelligence spectrum. After all, change at a fast pace is quite a human trait, it is not something new. For the past couple of centuries (at least) we have been on a fast track. Soon, we will choose AI for any repetitive, fast and accurate computing tasks. One should consider it done. Our challenge then will be to understand and welcome it as a tool and concentrate on the many remaining dilemmas. This is where, I believe, our Human Intelligence will help us grasp and continue to evolve beyond the new challenges we encounter (eg: environmental issues, medicine,….).

Social relations are not a trivial problem. It is outside the AI spectrum and becomes more and more a core topic in our global society. Learning how to behave with one another is extremely complex and yet fulfilling. It has been the focus of many philosophers for such a long time and yet, it was also seen as an elite problem.

As AI removes many admin or repetitive tasks/jobs, being culturally literate and able to function efficiently within a company will be more than a good skill to have. It will become essential. Through media globalization, one is often given a very shallow perception of other cultures & habits.

In practice, at work or in everyday life, being uninformed or unaware of local cultures would be quite detrimental. Not such an “elite” issue for those who have traveled or have had the time to reflect on the world. Cultural Intelligence is becoming fundamental to any mediation process, it is the first tool when facing conflicting concerns.

Many areas remain within the Human Intelligence domain. We will always look for a personal touch, that exclusive, made to measure service… What makes Singapore so special is specifically its blend of history, culture and forward thinking. Its audacity, tech and eco-friendly combination. (see my Work Culture training and Everyday Life training for a practical made to measure perspective).

The human intelligence is also part of every commercial progress: media, marketing, IT programs and many others integrate the human factor to their models to reach a targeted audience. The ability to value the human intelligence, to consider the cultural differences as a core value is no longer an optional skill but a fundamental set of tools to avoid culture crisis, misunderstanding, stress and disenchantment.

Through The Right Latitude, I have explored Singapore from an economic point of view but also grown to study the social topic of cross-culture even more.

I have come to realise the urgency of it and how far reaching this can get.

In Singapore or not, I hope that you too enjoy the journey on your Right Latitude.

Kindly,

Claire

Photo by Simon Zhu on Unsplash

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Je n’ai plus peur du changement

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Je suis une experte en logistique. J’anticipe, fais 20 plans par minute pour les 30 prochaines années et les modifie constamment pour me sentir en contrôle, préparée… J’essaie de comprendre ce monde, les autres et moi-même. À mes yeux, ce monde et les autres sont fascinants.

Chaque jour, j’aime développer davantage mes programmes de formation pour The Right Latitude. Ainsi, je partage mon expérience et mon analyse avec des personnes qui se lancent dans leur nouvelle aventure sur notre petite ile. Cela me fait plaisir de donner une base et transmettre un sentiment d’appartenance ici à Singapour. Pour moi, c’est la bonne latitude! (Consultez mes services d’Orientation pour répondre à vos besoins immédiats en matière d’installation et ma formation Vie de tous les jours).

Après avoir abordé des questions liées au travail et à la culture dans des articles précédents, je voudrais mettre en lumière la partie familiale du processus d’installation.

Il y aurait de nombreux sujets à considérer en fonction de chaque situation personnelle. Aujourd’hui, je partagerai mon expérience en tant que mère de deux filles «à l’étranger».

À la maison, je suis un peu la mère tigre qui couve. C’est probablement beaucoup pour mes enfants, mais au fil du temps, elles se sont habituées à moi. J’ai la chance d’avoir deux filles en bonne santé, intelligentes, qui souvent me comprennent autant que moi je les comprends.

Après fille numéro un, nous entrons maintenant dans le “marécage adolescent” de fille numéro deux

Jusqu’à présent, j’ai été capable de maintenir un bon niveau de communication avec mon premier enfant et j’admets ouvertement que la période de couches, de pleurs et essuyages du nez ne me manque pas. C’était épanouissant d’une certaine manière, je suis heureuse de l’avoir fait… heureuse maintenant de passer à une autre étape de ma vie.

Revenons au fait: élever des enfants à l’étranger.

Afin d’appréhender notre déménagement du Royaume-Uni à Singapour (souhaité et attendu par nous les adultes), j’ai fait un effort conscient pour garder tous les jouets, dessins, perles et autres objets variés qui rendent fous mais qui semblent être essentiels à la survie («oui bien sûr: je dois garder cette étiquette !!»).

Résultat: cela a fonctionné!

Les deux filles (10 et 5 ans à l’époque) se sont senties rassurées par le fait que «leur maison» serait là pour elles, quelque soit le pays où nous déménagions. Cela les a aidées à se sentir suffisamment en confiance pour conquérir le monde: leur nouvelle école. Avec ses nombreux défis sociaux, elles ont réussi à surfer sur la vague, à évoluer, et à grandir.

Voici par ailleurs une vérité non-dite à retenir dans la communauté des expatriés: cela est temporaire. La plupart des amis-expatriés deviendront des amis à distance à un moment donné et parfois de manière très inattendue. Pour ceux qui sont à Singapour à plus long terme: surveillez le blues de celui qui reste. Les filles ont rapidement compris l’importance des fuseaux horaires pour contacter leurs amis précédents. Conseil: rencontrez autant d’amis que possible de différentes origines.

Résultat: cela fonctionne toujours.

Cela présente de nombreux avantages. Avoir des amis de plusieurs communautés (activités extra-scolaires, quartier, école, centre communautaire, etc.), c’est comme répartir les chances, couvrir votre exposition émotionnelle… et acquérir beaucoup de connaissances en même temps! Cross-culture nous voici!

Jusqu’ici tout va bien, la vie est belle mais peu à peu, furtivement, les années passent. Fini le temps où je pouvais résoudre un problème avec un baiser ou un autocollant. Sans m’en rendre compte, à mesure que je gagnais en confiance pour «résoudre» la plupart des insécurités sociales de fille numéro un, je n’ai pas vu fille numéro deux arriver au tournant…

Bien sûr comme beaucoup de mère avant moi, je n’ai pas vu grandir mon dernier enfant. Maintenant, me voilà au milieu du cyclone: a me disputer, l’envoyer dans sa chambre, de me demander de quelle humeur elle sera lorsqu’elle sortira… Inutile de dire que la situation ne reflète pas mon meilleur profil. Que faire?

La solution m’est venue un jour alors que j’étais déterminée à lui donner une bonne coupe de cheveux. Sa tête, comme son comportement, devenaient incontrôlables. Ainsi en entrant dans le salon, nous étions tendues toutes les deux… En sortant j’entendis: «Maman cela me plaît, je n’ai plus peur du changement!»

À cet instant mon coeur s’arrêta. Le reste de la semaine fut un jeu d’enfant et un plaisir pour nous deux.

Résultat !!!

Voici mon nouveau conseil pour les parents avec des «enfants expatriés»:

Parfois le changement n’est pas le résultat d’un déménagement ou d’un nouvel environnement, mais la simple transition naturelle que l’enfant doit surmonter pour devenir adulte.

Bonne chance à tous et merci à mes deux merveilleuses filles pour m’avoir rendue la personne, plus sage quoique que toujours imparfaite, que je suis aujourd’hui.

Sincèrement,

 

Claire

Photo by Joshua Earle on Unsplash